Capteur #224

Des nouvelles galeries et mes impressions sur les expos visitées du Sud-Est, pour commencer !

Photo couleur à dominante bleu montrant des toits et un clocher d'Arles surmonté d'une statue tenant un drapeau
Way to Arles (in blue) – cc by-sa manu’pintor – Arles juil.23

Une nouvelle série de photos dans les galeries : “déchiré⋅es“. Il n’est pas si rare de trouver dans les rues ces affiches mal déchirées avec des motifs plus ou moins intéressants. Des photographes de tous poils et de tout temps s’y sont intéressé⋅es bien avant moi et probablement mieux.

Et oui, certaines “compositions” que ces déchirures engendrent sont plastiquement intéressantes, et depuis quelques années je m’arrête souvent à prendre en photo des portraits affichés ayant subits ces déchirures.
Avec souvent chez moi quelques interrogations, la première étant : pourquoi avoir déchiré cette affiche ?
Toutes les interprétations sont possibles, libre à chacun⋅e de s’y filer.

Aucune de ces affiches n’a été déchirée par moi ! 😀

Photo couleur d'une affiche déchirée présentant un portrait d'un jeune homme avec les yeux exorbités.
déchiré 2 – cc by-sa manu’pintor – Arles juil.15

Et puis bon, à y être à mettre à jour mes galeries, j’en ai profité pour rajouter aussi la série “plus en sécurité ?” qui traîne depuis des années dans “mes cartons”, initialement baptisée “Do you feel (more) secure?”.

Ces caméras, principalement financées par les impôts, coûtent une fortune et certaines villes en mettent partout. Est-ce que pour autant la sécurité en est nettement améliorée, de nombreuses études démontrent le contraire, d’autres prétendent que oui, ce qui serait heureux au vu des sommes investies…

Une chose est sûre, au delà de l’aspect sécuritaire, c’est que cette surveillance omniprésente dans l’espace public, et même privé (établissements, commerces, …), couplée aux algorithmes de reconnaissance faciale, est un formidable outil de contrôle des populations. Big Brother n’aurait pas rêvé mieux, d’où la première photo où, non, inutile de chercher, il n’y a pas de caméra, mais bien mieux. Ce tag a d’ailleurs disparu il y a quelques mois.

Photo noir et blanc montrant deux poubelles contre un mur et une caméra de surveillance au dessus
poubelles sous surveillance – cc by-sa manu’pintor – Toulouse avril 17

Allez, je me fends de commentaires, mes commentaires qui n’engagent que moi (“Pour ce qu’il en dit” est le sous-titre de ce blog…), sur le début de ma dernière virée des festivals photos : premier épisode le Sud-Est.

On va directement aux Rencontres de la Photographie d’Arles, toujours en cours jusqu’au 24 septembre, où j’étais pendant la première semaine du festival. Je m’y étais donné rendez-vous avec Arnaud Chochon pour sa séance de dédicace de son livre “Way to blue“, un moment bien sympa.

Si tu te souviens bien, c’est à dire si tu lis ce blog depuis quelques années, j’ai une “relation” pas simple avec Arles, enfin avec les Rencontres. J’en reviens rarement très emballé, mais j’y retourne quand même presque tous les ans. Cette année ne déroge pas à la règle.

En bref, c’est qu’il y a une telle variété dans les expositions que je passe du “gros kif” au “bof bof”. Rien d’original, c’est même évident au vu du nombre d’expositions. Et cette année, j’ai très peu visité le festival off, je ne m’en suis tout simplement pas donné le temps, à Arles je sature vite.

Restons sur ce que j’ai aimé. À l’Abbaye de Montmajour 50 ans, dans l’œil de Libé. Il faut un peu rouler jusqu’à l’abbaye, mais pour qui est sensible au photojournalisme, il y a là du lourd.

Et puis bon, dans les très grands noms il y a Saul Leiter, Wim Wenders, Agnès Varda et Diane Arbus au LUMA. Des surprises à chaque expo, mais si je n’avais que quelques heures sur place, c’est celles que j’irais voir.

Et puis plein d’autres expos, certaines bien intéressantes aussi, je pense par exemple à Lumière des Saintes ou l’expo de MYOP.

En passant MYOP propose une courte lecture sur leurs préoccupations concernant l’intrusion de l’IA dans leur métier…

Photo d'un manifeste de l'agence MYOP s'inquiétant de l'intrusion de l'Intelligence Artificielle dans le métier de photojournalisme

Sud-Est toujours et encore plus même, Lourmarin pour le festival Réflexivité(s), ce festival repéré il y a un an, où je me suis rendu cette année pour la première fois.

Lourmarin est un joli village du Vaucluse à une heure de route d’Arles. J’y suis arrivé sous un soleil de plomb que même les cigales y allaient moderato.

Deux lieux d’expositions jusqu’au 30 juillet, Espace Albert Camus pour une exposition d’Hans Silvester et La Fruitière numérique pour les autres avec une programmation éclectique.

Photo noir et blanc d'Hans Silvester montrant des joueurs de pétanque en ligne regarde une jeune femme au moment où elle lance une boule.
© Hans Silvester

Beaucoup de choses à voir, et pour une fois j’ai bien aimé une projection, celle des photos de Fabio Boucinha mais aussi les œuvres de Laëtitia Lançon, Dolorès Marat

12€ l’entrée, et sur place, on peut aussi acheter des œuvres, des affiches, des livres, il y avait même un Nikon FE en très bon état apparent à embarquer pour 250€.

C’est tout pour le Sud-Est cette année (enfin, de ce que j’en sais pour le moment), j’ai ensuite pris la direction du Nord pour de nouvelles expos.

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2 commentaires sur “Capteur #224

  1. Arnaud Chochon says:

    Oui un moment bien sympa à Arles !
    Et à bientôt dans un autre festoche cette fois en Charente dont tu parleras certainement bientôt !!! Bel été à toutes et tous ️

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