Capteur #223

De retour d’une très grande virée de festivals en expositions, je ne ferai pas tout de suite mes commentaires, sinon que je n’ai pas préféré les gros événements (encore que la Gacilly c’était très très bon), et aussi quelques nouvelles du cru et plus loin.

Photo couleur montrant une dame photographiant de très près une photo d'un des portraits du festival de Vichy.
“Vous ferez attention, il y a des personnes dans les yeux” – cc by-sa manu’pintor – Vichy juil.23

La légende de l’image à la une est ce que cette dame, habituée de l’esplanade où sont exposées ces magnifiques portraits de Erwin Olaf dans sa série “La beauté est un leurre” à Vichy, m’a annoncé après avoir découvert, à force de passages sans doute, que “il y a des personnes dans les yeux” des sujets photographiés.

Effectivement on voit bien le photographe en reflet dans les yeux des sujets, et c’était amusant et attendrissant que cette dame y voit “des personnes”. 🙂

Vichy c’est loin c’est sûr. Mais ce festival Portrait(s) réserve vraiment de très belles choses, j’ai probablement eu plus de plaisir à y visiter les expos qu’à Arles (le “in”), par exemple.
Mais ça ne m’étonne pas.

Toulouse, contre les jours est le titre d’une exposition de Sylvain Béragnes à la Librairie Privat à Toulouse (à côté des Augustins) du 3 juillet au 31 août.

Image de l'affiche de l'exposition Toulouse, contre les jours de Sylvain Béragnes à la librairie Privat de Toulouse, du 3 juillet au 31 août 2023

Sylvain en dit :

On pense connaître ce que l’on voit chaque jour. Mais la ville ne s’arrête pas : elle ne s’assied jamais. Il faut la parcourir pas à pas et repasser sans peine aux mêmes endroits ; naviguer au ras de la brique ; musarder et perdre son temps ; funambuler sur la tension du clair et de l’obscur. Tentons d’endosser l’insaisissable, pas moins.
La photographie lit-elle le réel ? En tout cas elle en creuse l’écorce méandreuse, à l’oblique ; affûtée, elle soulève la matière, elle sculpte une réalité.
Contre les jours, tout contre eux ou férocement contre. À contre jour.
Ainsi pénètre-t-on ce qu’on ne voit jamais. C’est alors que les images émergent.

Local toujours, à un jet de spaghetti de Toulouse, précisément au camping Namasté de Puyssegur en Haute-Garonne, la dernière exposition du collectif Vertige :

Jusqu’au 1er octobre, ça laisse du temps mais attention !, il file vite. 🙂

Boum, la nouvelle est tombée à peine un mois après la fin du festival ImageSingulières de Sète : il ne continuera pas à Sète !

Photo en couleur et pourtant quasi monochrome montrant l'intérieur d'une ancienne chapelle qui abrite une exposition, dans la nef, la photo grand format d'un cheval couché, de dos.
Chapelle du quartier haut – Michel VANDEN EECKHOUDT – cc by-sa manu’pintor – mai 23

Depuis 2009, le festival organisé par l’association CéTàVOIR (qui existe depuis bientôt 20 ans !) s’est donc tenu ici et là dans différents lieux de la ville, et même hors les murs. Il semble clair que la ville n’a pas joué la carte de la continuité, que reste-t-il à l’association si elle ne trouve pas d’autres subventions ?

Mais, et c’est bien dit dans le communiqué de presse, CéTàVOIR a bien l’intention de “faire évoluer notre projet pour le préserver, mais aussi pour le mettre en adéquation avec nos valeurs et les problématiques actuelles.

La suite de l’aventure à partir de septembre prochain.

Affiche d'ImageSingulières à Sète pour les expositions du 18 mai au 6 août 2023.

Par ces chaleurs dans nos Suds, on peut avoir envie de fraîcheur, pour ne pas dire de froid.

Alors faisons un saut en Alaska et dans le Yukon ! 🙂

Des photos d’Antonin Charbouillot qu’on écoute ici expliquer ses projets.

Photo couleur montrant un glacier dans des teintes bleutées avec une forme énorme ressemblant à une tête de mante religieuse. Sur sa droite, un homme se tient debout dans la neige, à côté de sa tente un peu ensevelie sous la neige et un trépied photo. En arrière plan la montagne et un ciel blanc.
Le murmure du dernier glacier – © Antonin Charbouillot 2019

Marylin Stafford, c’est un nom, une photographe que tu connaissais ?

Photo couleur de Marylin Stafford en 1960

Moi pas, et je l’explique par le fait qu’elle a surtout réalisé ses photos entre 1948 et 80.
Une autre touche à tout qui a photographié autant les célébrités, les modèles de mode que la rue ou l’Algérie avant l’indépendance, et le Liban. À (re)découvrir ?

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1 commentaire sur “Capteur #223

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