Capteur #212

Lecture : 10 min

Des photographes d’expériences diverses mais incontestables. Et sinon, quelle surprise !, c’est parti pour les actions en justice contre les boîtes d’IA photo.

Photo en couleurs d'une petite fille anglaise (Isle de Man) dégustant une glace verte et crème sur une pelouse verte avec ses parents en arrière plan, vêtue d'une blouse rayée bleu et blanc et portant un canotier.
ice cream day – cc by-sa manu’pintor – Isle of Man, mai 1996

J’ai déjà pas mal causé d’Alain Keler dont j’aime bien le travail, comme le montre une recherche sur ce blog.

Il était très récemment l’invité de Square Artiste sur Arte. Une vidéo de 26 minutes durant lesquelles il répond aux questions d’Arte.

Happé par le démon de la photo à 16 ans, Alain Keler / MYOP a couvert tous les événements majeurs depuis les années 1970 : Israël, le mouvement Solidarnosc en Pologne, l’Irlande du Nord, la révolte des étudiants de la place Tian’anmen à Pékin, la famine en Éthiopie, les guerres au Liban, au Salvador ou en Tchétchénie. Il tire le fil du rapport qu’il entretient avec l’actualité.

Fabien Dupoux est un photographe marseillais, nomade, humaniste et engagé, dont l’œuvre, tout en noir et blanc il me semble, provoque souvent l’indignation.

Il est l’auteur d’un livre Les Oubliés chez Arnaud Bizalion.

Photo noir et blanc de la page d'accueil du site de Fabien Dupoux, photographe français ; elle présente deux monticules énormes de déchets métalliques au centre desquels se trouvent une grue et des pelleteuse et, seul et fragile au centre et au premier plan un homme, mal habillé, fragile, un travailleur dans ces conditions difficiles.

Et c’est parti… Ce n’est pas une surprise. Ça commence à tarter sur les questions relatives à la production d’images par IA.

Ça va être un sacré sac de nœuds ces IA qui sévissent déjà dans plein de domaines, dont certains pas bien nets, il faut en avoir conscience. Et comme on peut s’y attendre, en cela on peut faire confiance à l’appât du gain de quelques-uns qui en veulent toujours plus.

Là c’est Getty Images qui poursuit Stability AI [En] (créateurs “d’outils d’art”) pour violation présumée des droits d’auteur.

Getty Images affirme que Stability AI a extrait “illégalement” des millions d’images de son site. Il s’agit d’une escalade significative dans les batailles juridiques qui se développent entre les entreprises d’IA générative et les créateurs de contenu.

… nous dit l’article de The Verge en anglais (comme d’habitude, deepl.com pour une traduction d’excellente qualité pour qui ne lit pas le britiche, ou éventuellement l’extension TranslateLocally pour Firefox pour qui a la flemme de faire des copiés/collés, mais vraiment moins bien).

Alors on résume ce qu’on a pour le moment. D’un côté des grosses boîtes (Adobe, Meta…) se servent amplement dans les photos de leurs “clients”, d’autres vont pêcher directement dans des stocks en lignes (Getty…), et par ailleurs on se demande un peu qui est l’auteur des images produites par IA entre l’IA ou celle/celui qui taperait “un clair de lune à Maubeuge inspiré de Edward Hopper revu par Guy Ritchie“.

Nous v’là bien ! 😆

Jeff Bridges, ça te dit quelque chose ?

Et si je te dis… the Dude ? The Big Lebowski ? Non !?

Bon… on va pas en faire un fromage et c’est dans ce cas un film à voir, toutes affaires cessantes bien sûr.

Excellent acteur, Bridges est aussi photographe. Et sa particularité, c’est qu’il utilise un appareil panoramique, un widelux [En]. On pense à Koudelka, voire Sammallahti, deux photographes qui pratiquent aussi le pano et que j’apprécie tout particulièrement.

Dans cette vidéo, en anglais mais les images suffisent, ou alors mettre le sous-titre en anglais (le bouton CC), Jeff Bridges explique son attrait du pano, son utilisation du widelux avec des films très sensibles et, bien sûr, quelques anecdotes de tournages puisqu’on ne voit pratiquement que des photos prises sur ses tournages.


Mary Ellen Mark avait un peu l’étiquette de photographe pour les laisser pour compte, c’est ainsi que Le Monde la qualifiait à sa mort en mai 2015.

Et c’est un peu réducteur, je dirais, quand on parcourt la galerie de ses œuvres, très très fournies et pas exactement que sur le sujet des “laisser pour compte”.

Copie d'écran de la page d'accueil du site Web de Mary Ellen Mark.

Qui a dit ?

L’image est un moyen de maintenir la vie en fixant pour toujours des évènements, petits ou grands, proches ou lointains dont nous sommes témoins et parfois acteurs. Que reste-t-il de notre mémoire, si ce n’est une photographie ?

 Un hommage musical à David Crosby qui vient de nous quitter.

Un poète, un magicien mélodiste et l’auteur d’un grand nombre de chansons qui m’ont toujours bercées depuis les Byrds jusqu’à son dernier album solo “For Free” en 2021, au point que j’ai du mal à en choisir une pour ce capteur

Et si j’ai en définitive choisi ce titre, Guinnevere, c’est parce que c’est très certainement la première chanson que j’ai du entendre de lui, deux ou trois ans après la sortie de l’album Crosby, Stills and Nash de 69. Et aussi, parce que je me souviens que j’étais parvenu quelques années plus tard à la faire étudier en classe d’anglais, en 1ère, après Starway to Heaven (Led Zeppelin) et je ne sais plus quel autre titre de Bob Dylan.

Pochette de l'album Crosby, Stills and Nash

3 commentaires sur “Capteur #212

    1. Sabine C says:

      Merci car si c’était une vraie question au lecteur, pour ma part je n’aurais pas trouvé.

      Répondre
      1. manu' says:

        Oui, je crains que cette idée de quiz citation ne soit pas si bonne que ça. Car à part connaître les photographes (et dans les deux cas le capteur en causait) ou copier/coller la citation dans un moteur de recherche (pas gogole bien sûr ! 😀 ), il doit être nécessaire de fournir de gros indices. Quel intérêt ?

        Mais bon, je crois que c’est pas une bonne idée, et ça ne manquera pas. 🙂

        Répondre

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