Capteur #124

Capteur 124 pour commencer ce mois de février en douceur. Bonne lecture et visionnage !

little road of Connemara - cc by-sa manu'pintor - août 09

little road of Connemara – cc by-sa manu’pintor – août 09

 

Ξ La citation pour une minute de réflexion, peut-être…

Ce qui vit dans la photographie est très difficile à définir… Cela devient finalement une chose derrière la chose figurée.

Francis Bruguière

 

Ξ Gilles Caron, quel photographe ne connaît pas Gilles Caron ?

Gilles Caron Scrapbook (Lienart, Paris, February 2012)

Gilles Caron Scrapbook (Lienart, Paris, February 2012)

Gilles Caron, alors qu’il est au sommet d’une carrière de photojournaliste fulgurante, disparaît brutalement au Cambodge en 1970. Il a tout juste 30 ans. En l’espace de 6 ans, il a été l’un des témoins majeurs de son époque, couvrant pour les plus grands magazines la guerre des Six Jours, mai 68, le conflit nord-irlandais ou encore la guerre du Vietnam.

Lorsque la réalisatrice Mariana Otero découvre le travail de Gilles Caron, une photographie attire son attention qui fait écho avec sa propre histoire, la disparition d’un être cher qui ne laisse derrière lui que des images à déchiffrer. Elle se plonge alors dans les 100 000 clichés du photoreporter pour lui redonner une présence et raconter l’histoire de son regard si singulier.

Tel est le synopsis de ce documentaire d’1h33 sorti ce 29 janvier, absolument à voir !

 

Ξ La photo « reflet de la réalité » est une illusion, les photographes le savent tous.
On peut parler bien sûr du cadrage et du hors champ, de l’interprétation personnelle selon son sentiment voire son expérience, mais aussi de ce que la photo devient une fois tirée ou imprimée.

Déjà à l’époque de l’argentique le choix du film, sa marque, sa gamme, influait le résultat. Les nuances, les couleurs étaient différentes selon qu’on utilisait de la kodachrome, de l’ektachrome ou de la fujichrome… et idem en noir et blanc pour la HP5 d’Ilford comparée à la Tri-X de Kodak, etc, etc.

Et ensuite, suivaient les traitements chimiques ! À commencer par le développement des films… Avec quel révélateur ? Combien de temps ? À quelle température ? L’impact sur le négatif était important. Et enfin le tirage sur papier, où un nouveau travail sur l’image finale était réalisé par le tireur…

Et c’est pas différent avec le numérique, c’est même tout pareil ! La nature du capteur du boîtier, le traitement du fichier RAW —car le JPEG est comme la diapo ou le pola, c’est le constructeur du boîtier qui décide du traitement, mais il n’est absolument pas neutre, ni plus conforme à la « réalité » !— sont les équivalents du traitement argentique, les méthodes changent, mais la démarche non.

Une récente vidéo sur les nouveautés de darktable 3 montrait cet exemple du traitement qui avait été réservé à l’époque à cette photo iconique de Dennis Stock, montrant James Dean à Times Square (NY) en 1955.

James DEAN © Dennis Stock/Magnum Photos

USA. New York City. 1955. James DEAN haunted Times Square. © Dennis Stock/Magnum Photos

Et voilà le tirage sans retouches de cette même photo avec les indications de retouche qui avaient été décidées pour obtenir cette photo au dessus, probablement entre Dennis Stock et le tireur, dont on ne connaît malheureusement que très rarement le nom.

James DEAN © Dennis Stock/Magnum Photos

USA. New York City. 1955. James DEAN haunted Times Square. © Dennis Stock/Magnum Photos

Il est relativement rare de voir ces tirages de travail…

 

Ξ Une photographe géorgienne qui m’a bien plu, Natela Grigalashvili, dans sa série dougbors of georgia.

Dougbors of Georgia - © NATELA GRIGALASHVILI

Dougbors of Georgia – © NATELA GRIGALASHVILI

 

Ξ Le Château d’Eau a re-ouvert ! Et on y trouve une exposition de Bernard Descamps « Rencontres » jusqu’au 19 avril prochain.

Vietnam Vung Tau Pêcheur , 2002 © Bernard Descamps

Vietnam Vung Tau Pêcheur , 2002 © Bernard Descamps

Et en me rendant dans la 2nde salle, j’ai trouvé cette injonction : ATTENTION N’OUBLIEZ PERSONNE ! Il s’agit d’une collecte de photos prises avec des smartphones. Si ça en intéresse…

 

Ξ Bon ok, GAL (2006) De Miguel Courtois Paternina avec José Garcia, Natalia Verbeke, Bernard Le Coq, pas fastoche. Qui l’a vue (en entier ?) 😛

Plus facile alors cette fois-ci.

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