Le capteur #65

Le pour ou contre ça plaît on dirait bien ? C’est un peu manichéen quand même, non ? Bon, j’ai rajouté un ni pour ni contre. Ouais ouais je sais : ça déchire grave… surtout qu’il y a encore un quiz ! And more.

cc by-sa manu'pintor - juil.13

cc by-sa manu’pintor – juil.13

 

Ξ Flippant ! N’apprenez plus à faire des photos, laissez faire le jouet gogole clip à 250$ blindé d’IA. Il gère, lui !

C’est un peu la présentation qu’en fait lense.fr.

La petite caméra est ainsi capable de capturer de manière autonome des photos et vidéos, décidant à notre place quelles photos et vidéos capturer. Équipée d’un système de reconnaissance des visages et des expressions, elle peut évaluer la qualité de l’éclairage et de l’image, et est capable d’apprendre. Elle reconnaît ainsi les visages qui reviennent de manière récurrente, et tiendra compte de ce point pour savoir qui photographier et quand.

Le rôle des utilisateurs est réduit au strict minimum : placer la caméra au meilleur endroit possible, puis l’allumer. C’est elle qui se charge ensuite de prendre les photos et les vidéos quand elle juge le moment intéressant. Il ne reste plus qu’à sélectionner les photos et vidéos qui nous plaisent.

Ben tiens ! Black mirror n’a jamais été autant d’actualité. Je suis le seul que ça fait flipper ce genre de délire ?! 😮

Mais attends, c’est pas tout : les clients se seraient arrachés le joujou à peine dispo dans le gogole store ! La mention “épuisé” serait apparue en à peine une heure.

Mmh, genre je te mets un stock débile qui tient dix minutes et je te mets le panneau “trop tard !” vite fait comme ça ça frustre encore un peu plus les suivants qui ne manqueront pas de se jeter sur le bidule dès qu’il réapparaîtra.

On en est là (et las ! hélas…) de la consommation. 😥

 

Ξ Le laboratoire PICTO Toulouse consacre un article à Arnaud Chochon, auteur photographe, entre autre du Collectif le Cactus Ça Pique, dont je parle fréquemment ici. 🙂

Arnaud Chochon – © Christophe Chailan

Arnaud Chochon – © Christophe Chailan

 

Ξ Serré le premier pour ou contre du dernier capteur !

Les avis reflètent assez bien les discussions ici ou là. D’ailleurs ça diverge pas mal selon qu’on en parle avec des photographes ou non. Les non-photographes sont souvent beaucoup plus réticents, pour pas dire opposés à la captation de leur image, érigée en droit fondamental.

Ceux qui, souvent, postent régulièrement des photos (et beaucoup plus !) d’eux-mêmes ou de leurs amis sur des réseaux sociaux, sans alors se poser de question. 😀

Or il n’y a pas 20 ans la question ne faisait pas vraiment débat. Que s’est-il passé depuis ? La vague d’insécurité largement relayée par les médias qui en font leur choux gras, leur fond de business y est certainement pour beaucoup, je pense. Sentiment d’insécurité qui recroqueville les individus sur leurs egos, amplifié par ces réseaux sociaux flatteurs, bien entendu.
Le droit à l’image a été balancé en pâture comme un os à ronger à un public qui depuis lors le brandit (violemment quelques fois) sans même l’avoir vraiment analysé, encore moins compris.

Et si, effectivement il existe bien ce droit, d’autres droits de ou sur l’image, sur la photographie seront largement bafoués (par les mêmes ?), sans un début de scrupule ! Et vas-y que je te pille tes photos sur le net, voire que je les re-photographie sur les murs des expos. Si si… 😯

Bref, tout pour ma pomme ! 😆

Mais pour revenir au fond (selon moi), le genre « street photography », la photo de rue en français, est une des multiples facettes de la photographie depuis son invention, et pas des moindres. On peut citer des 10aines, voire 100aines de noms de photographes connus qui s’y sont adonnés pour notre plus grand plaisir. La photographie ne serait certainement pas ce qu’elle est sans eux, sans leurs œuvres, et pour beaucoup aucune autorisation de prise de vue ni de diffusion n’aura été demandée par le photographe !

Mais ce n’est pas pour autant systématique, des autorisations auront pu être demandées dans certains cas de figure. Une lecture un petit peu attentive de ces principales caractéristiques, quelques minutes tout au plus, permet d’éviter de faire —ou dire !— des conneries. 😆

Rue de Vaugirard, Paris, mai 1968 ©Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos/Courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson

Rue de Vaugirard, Paris, mai 1968 ©Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos/Courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson

Du point de vue du photographe derrière son appareil la question est souvent : je demande et je risque de perdre une vraie photo, non pas par un non car il est plutôt rare en définitive (testé des 10aines de fois !) mais par la simple perte de la spontanéité, du moment, de « l’instant décisif » ?
Ou je prends et advienne que pourra mais j’ai alors une chance d’avoir fait “une photo” ?

Bon. Encore faut-il s’entendre sur ce qu’est “une photo”, et là c’est un autre débat, une question culturelle…

 

Allez hop, sujet suivant ! Rien à voir, mais…

Des légendes sous les photos ? (expos, sites, etc.)

  • Pour (50%, 2 Votes)
  • Contre (25%, 1 Votes)
  • (ni) pour et (ni) contre (25%, 1 Votes)

Nombre total de votants: 4

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Par légende, on est d’accord  hein : plus que la simple citation de l’auteur…

Et toujours, les commentaires ci-dessous pour argumenter éventuellement.

 

Ξ Un dernier rappel pour mon petit sondage qui n’attend plus 5 réponses avant analyse. Promis, j’y reviens plus à l’avenir. 😛

 

Ξ Marie-Paule n’a eu aucun mal à reconnaître la série « Le prisonnier » (1967) de George Markstein et Patrick McGoohan avec ce dernier pour n°6, bien sûr.

Bon, peut-être plus difficile là ?

Commentaires ( 3 )

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