Le capteur de la semaine #55

Cette semaine, quelques trucs glanés ici et là sur le net ou qui m’ont été transmis pour l’intérêt ou la curiosité. 🙂 

Et mon petit doigt me dit que vous n’allez pas le regretter…

Slums of Nairobi - cc by-sa manu'pintor - avril 14

Slums of Nairobi – cc by-sa manu’pintor – avril 14

 

Ξ Vous connaissez déjà ma distance, pour pas dire ma circonspection par rapport aux réseaux sociaux et à ce que certains tentent de nous imposer comme “norme Internet” non sans succès d’ailleurs, en cela bien aidés par le nombre toujours croissant de leurs accros. Alors j’aime bien quand la photographie s’engage par rapport à ce genre de dérive.

Là c’est une série Signs of the Times (Signes des Temps) de Scott Kelly et Ben Polkinghorne qui se sont posés la question de l’utilité des recommandations en ligne et de leurs impacts dans le monde physique. Leur travail prend la forme d’une série de panneaux, placés dans divers endroits naturels, qui recommandent d’autres lieux publics…

© Scott Kelly & Ben Polkinghorne - Signs of the Times

© Scott Kelly & Ben Polkinghorne – Signs of the Times

Qui dirige le monde ? Des algorithmes de recommandation de filtrage collaboratif. Aussi connu sous le nom de suggestions “Les clients qui ont acheté cet article ont également acheté…”. Ils sont devenus omniprésents dans le monde en ligne, déterminant ce que nous regardons, achetons et aimons.

Peut-être craignez-vous qu’à mesure que votre vie se déroule en ligne et qu’Alexa s’installe dans votre salon, vos décisions sont essentiellement prises pour vous. Vous avez peut-être peur de vivre dans une bulle. Vous n’y avez peut-être jamais pensé.

Espérons que c’est maintenant le cas. C’était d’ailleurs le but de l’installation de ces panneaux géants dans des différents endroits en Nouvelle-Zélande.

À voir, apprécier et méditer ! Et puis, profitez-en pour voir ce qu’ils ont aussi produits par ailleurs.

 

Ξ De retour de vadrouille à Paname, l’ami Yannick me faisait part de son engouement pour le travail du photographe sud-africain Gideon Mendel, Drowning World (Un monde qui se noie), qu’on a pu voir également cet été à Arles.

Libération nous indique à son sujet : depuis dix ans, Gideon Mendel photographie des inondations à travers le monde. Avec ses portraits submergés, l’artiste se concentre sur l’impact personnel que peuvent avoir les conséquences du dérèglement climatique.

© Gideon Mendel - Car Repair Workshop Andrews South Carolina USA October 2015

© Gideon Mendel – Car Repair Workshop Andrews South Carolina USA October 2015

Un beau projet, j’aime ! (on se doute pourtant bien qu’ici je ne vais pas mettre des trucs que j’aime pas, c’est surtout un pied de nez aux j’aime du minitel fakebooth, en passant tu as repéré les j’aime/j’aime pas en bas de l’article, avant les commentaires ? 😆 )

Et là aussi, ce serait dommage de ne pas consacrer quelques minutes à admirer son travail en Afrique, en Grande-Bretagne, en France… OK, c’est autant de pris sur fakebooth, mais c’est bien ça Internet.

 

Ξ Et puis, pour finir ce capteur #55, toujours dans les découvertes récentes (pour moi ! 😀 ), encore une série The Potemkin Village de l’autrichien Gregor Sailer dans son projet “villes factices”.

Il s’agit de reproductions de lieux historiques érigées à des fins touristiques ou même de terrains d’exercice pour militaires… La mise en scène, le cadrage, la lumière sans ombre sont intentionnelles pour souligner leur caractère artificiel.

Et c’est aussi un ouvrage intitulé “The Potemkin Village”, en référence aux bourgs en trompe-l’œil que le ministre Grigori Potemkine aurait fait construire en Crimée, avant la visite de la région par la tsarine Catherine II. Pauvre Crimée, décidément pas vernie avec les Russes…

© Gregor Sailer - The Potemkin Village

© Gregor Sailer – The Potemkin Village

Là aussi, c’est l’occasion de passer encore quelques minutes à contempler le travail de ce photographe Gregor Sailer, plein de trucs intéressants !

 

Ξ Comme la semaine dernière, un feedback sur le questionnaire pour l’organisation d’une 1ère séance de formation (que vous pouvez toujours remplir ici). 7 lecteurs y ont répondu à la date de rédaction de ce billet, c’est encore trop peu.

Je reviens sur deux points qui me semblent important de préciser.

En 1er lieu, il s’agit bien d’une 1ère séance de formation à l’apprentissage de Darktable, et j’ai bien précisé son programme en 6 étapes sur le questionnaire. 🙂

On ne va pas, en 2h, faire tout le tour du logiciel. Il faut déjà pour commencer appréhender et comprendre l’interface et les concepts mis en œuvre dans le logiciel.

En 2nd lieu, la majorité des répondants préfère une séance en présentiel. Je me demande si ce n’est pas par méconnaissance de la forme “à distance”…

Alors je précise les choses maintenant, car il est vrai que pour moi qui vient de passer quelques mois à être formé en FOAD (Formation Ouvert À Distance) au métier de formateur c’est plus clair que pour qui n’a jamais été en formation à distance.

Concrètement, on se donne rendez-vous sur une plate-forme d’échange (jitsi probablement) dont je communique l’adresse à l’avance et je partage mon écran pour que tous voient ce que j’expose. Pendant les 2h de la formation, je présente des choses et on peut questionner par le chat de la plate-forme et/ou en demandant et prenant la parole pour poser des questions, par exemple.

Les participants sont donc chez eux, un peu isolés tout de même pour pouvoir suivre devant leur écran qui projette le mien, écoutant mon propos et les éventuels échanges. Je donne la parole régulièrement, par exemple pour proposer des reformulations, questionner, etc.

En termes pratiques, cela induit pas de déplacement, pas de surcoût de location d’une salle et d’un vidéo projecteur.

Je suis de toute manière très occupé pour un bon mois encore, on verra où on en sera mi-décembre pour l’organisation de cette séance, au plus tôt en début d’année prochaine.

Ou pas. 😛

Commentaires ( 0 )

    Laisser un commentaire

    Votre adresse mail ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqués *