Le capteur de la semaine #47

47ème capteur avec de l’expo photo encore et encore, il n’y a pas que ManifestO à Toulouse en ce moment, et du vernissage à venir sous peu, un nouveau webzine et encore une histoire sur la réutilisation intempestive de photo, en terme juridique on appelle ça de la contrefaçon (aussi)…

cc by -sa manu'pintor - Fender and Marshall

cc by -sa manu’pintor – Fender and Marshall – sept.17

 

Ξ Le CCCP hébergé par le Cactus à Toulouse, je n’ai plus besoin de les présenter, reçoit en octobre la photographe Christelle Richard-Dauphinot pour son exposition Photographies de Comptoir, c’est à propos !

Affiche de l'exposition d'octobre du CCCP

C’est parce qu’elle investit le thème de la vie de café, que Christelle Richard-Dauphinot a souhaité créer un effet miroir, en exposant au bar le Cactus. Son handicap moteur lui impose la position assise, ne lui permettant pas le lèche-vitrine ou la pratique active de la street photographie. Qu’à cela ne tienne, durant une année, munie d’un appareil photo discret, elle se plante dans les zincs toulousains, et saisit l’air de rien les gestes et instants de vie. Soucieuse de conserver l’esprit « d’images à la sauvette », elle ne demande qu’a posteriori aux figurants leur autorisation d’image, brisant les timidités, forçant la curiosité. Durant ce mois d’octobre au Cactus, elle espère un métissage entre le milieu photographique toulousain et un public populaire venu boire un café ou une bière…

Le vernissage aura lieu comme toujours le 1er jeudi du mois, soit le 5 octobre à partir de 19h. Qu’on se le dise ! 🙂

 

Ξ Autre exposition que le collectif [VERTIGE] décrochera dimanche 8 octobre : [EtranGisme] actuellement au camping Namasté dans la forêt de Puysségur (31480), et ce sera l’occasion de fêter l’événement avec un apéro-décrochage sur place à partir de 11h30.

Sinon, si vous n’avez pas encore eu l’occasion de visiter leur autre exposition [IndusTrip] à la Maison des Associations, l’ancienne caserne Niel vers Saint-Agne à Toulouse, vous pouvez encore la voir avant le 7 octobre…

 

Ξ On reste dans les expos toulousaines avec celles du Château d’Eau, en ce moment Philippe-Gérard Dupuy et Eugeni Forcano.

Celle de Dupuy est dans un registre fun-délire, et c’est assez bien fait, marrant.
Et surtout celle du catalan Eugeni Forcano, baptisée La vida atrapada al vol, 1960-72. Le texte d’introduction de l’auteur indique qu’Eugeni Forcano est encore peu connu en France et c’est bien dommage, une expo à voir !

© Eugeni Forcano - Debe tener razón. Banyoles, Girona, 1966

© Eugeni Forcano – Debe tener razón. Banyoles, Girona, 1966

Et si on n’est pas rassasié, l’Instituto Cervantes de Toulouse expose aussi 50 œuvres photographiques du même Forcano jusqu’au 27 octobre. Autrement, en cliquant dans la photo on peut aussi voir cette série devant son écran, mais est-ce bien raisonnable ?

 

Ξ InFrame story by storyteller (une histoire par son conteur) est une nouvelle revue Web dédiée à la photographie. À découvrir, des photos intéressantes, des interviews, des rendez-vous, ça se lit et se regarde très très bien.

Le studio Hans Lucas porte ce projet, j’avais déjà parlé de cet autre projet émanant du studio : GASP #1.

Logo InFrame

Créé par des photographes animés par la passion de l’image et du story telling, In Frame est né de l’idée de promouvoir des projets documentaires et d’explorer les frontières évolutives d’un genre photographique qui depuis ses premiers pas n’a cessé de poser ses regards sur nos vies, nos environnements, notre monde dans ce qu’il a de plus singulier et de plus banal. In Frame est aussi une envie simple qui est celle de mettre en avant des univers, des regards, des auteurs. Les interviews sont vues comme une rencontre avec l’auteur photographe. Elles permettent d’aborder des questions plus personnelles, de rendre compte de la construction d’un projet, de la production d’une histoire, mais aussi des recherches de financements, des problèmes rencontrés… C’est avant tout comprendre une histoire par celui ou celle qui la raconte, l’a photographié et comprendre sa démarche.

 

Ξ Et pour la fin, je vous ai gardé un peu de lecture. 🙂

La semaine dernière je vous parlais d’imatag, ce « service » qui permet d’insérer un ou des tags, enfin ce qu’on veut, dans une photo (ou autre) de sorte de pouvoir en revendiquer la paternité des fois que quelqu’un se servirait et oublierait un peu que des photographes essaient de vivre de leur talent, pour pas dire de leur art…
Et je précisais que bon, même si tu chopes le fautif la main dans le sac, que crois-tu pouvoir y faire ? Concrètement, je veux dire…

Et là, paf ! Je reçois le dernier article de Joëlle Verbrugge que j’ai déjà citée en tant que photographe et avocate et qui vient de publier un article et mis à disposition gratuitement (merci à elle !) un pdf qui illustre dans le détail qu’un photographe armé de patience et bien assisté par un avocat compétent peut obtenir gain de cause auprès d’un tribunal après avoir constaté qu’il s’était fait taxé une de ses photos par un site Internet gravement peu scrupuleux et qui ne manque pas d’imagination dans sa défense, jusqu’au ridicule comme on peut le lire dans le papier.

À lire donc, Agir en contrefaçon : un saut dans le vide ?

© Joëlle Verbrugge - AGIR EN CONTREFAÇON : UN SAUT DANS LE VIDE ? Analyse longue et détaillée d'un très intéressant et utile jugement en matière de contrefaçon de photographie.

© Joëlle Verbrugge – AGIR EN CONTREFAÇON : UN SAUT DANS LE VIDE ? Analyse longue et détaillée d’un très intéressant et utile jugement en matière de contrefaçon de photographie.

C’est bien, ça prend le contre-pied de mon avis plutôt sarcastique de la semaine dernière sur la question des suites à donner en cas de constat d’une photo réutilisée sans paternité ni contrepartie financière, en même temps que ça montre la débilité des arguments avancés par le site qui « s’est servi » au dépens du photographe, et aussi le fait qu’il y a des tribunaux qui ne se font pas facilement rouler dans la farine, c’est rassurant. On ne peut que souhaiter que ce jugement puisse faire jurisprudence, s’il n’est pas cassé…

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